Lumen
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Création 2017/2018
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Théâtre corporel et ombres
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Durée : 50 minutes / Public : adultes et adolescents, à partir de la 4ème
Une fin de journée, un homme écrit à son bureau. Sa lampe s’allume, s‘éteint, vibre et vient perturber son écriture. Quelque chose d’invisible est là et commence à agir en lui et autour de lui.
Puis d’autres lampes entrent en jeu, l’univers bascule, les objets prennent vie de manière étrange, des ombres apparaissent.
Qui n’a jamais cru percevoir une présence étrange autour de soi? Qui ne s’est jamais interrogé sur ses angoisses, sur la folie?
Lumen est un spectacle de théâtre corporel et visuel, dont les principales sources d’inspirations sont Le Horla de Guy de Maupassant et L’inquiétante étrangeté de Sigmund Freud.
Tout ce qui nous entoure, tout ce que nous voyons sans le regarder, tout ce que nous frôlons sans le connaître, tout ce que nous touchons sans le palper, tout ce que nous rencontrons sans le distinguer, a sur nous, sur nos organes et, par eux, sur nos idées sur notre coeur lui-même, des effets rapides, surprenants et inexplicables. Comme il est profond, ce mystère de l’Invisible.
Puis voilà que tout à coup je commençai à m’apercevoir dans une brume, au fond du miroir, dans une brume comme à travers une nappe d’eau (…). C’était comme la fin d’une éclipse.
Guy de Maupassant, Le Horla
Lumen installe un univers fantastique comme on peut l’aborder dans la littérature, la peinture, le cinéma mais si peu au théâtre, avec la volonté d’exprimer ce qui est au cœur de l’humain.
Tout au long du spectacle, jeu, lumière et musique participent à plonger le spectateur dans un état particulier, à l’écoute des sensations qui le traversent (a-t-on bien vu ce qu’on a cru voir? d’où vient cette sensation de présence étrange, de souffle autour de soi?…). L’objectif est de lui faire traverser les sensations et les doutes du personnage.
Résumé du Horla :
Dans un journal intime, le narrateur rapporte ses angoisses et divers troubles. Il sent progressivement, autour de lui, la présence d’un être invisible qu’il nomme le Horla. Il sombre peu à peu dans une forme de folie en cherchant à se délivrer de cet être surnaturel. Le Horla, un être surhumain, le terrasse chaque nuit et boit sa vie. Cette folie le conduira à de nombreuses actions, toutes plus insensées les unes que les autres. Il en viendra même à mettre le feu à sa maison et laissera brûler vif ses domestiques. Dans les dernières lignes de la nouvelle, face à l’impossibilité de se défaire de cette présence, dans un éclair de lucidité ou de folie rationalisée, le personnage pense qu’il a là atteint la limite de sa vie.
Documents téléchargeables :
Mise en scène : Cédric Laurier
Interprétation : Régis Roudier
Création lumière : Edith Gambier
Création musicale : Damien Skoracki
Régie lumière : Élodie Bernard
Régie son : Michaël Goupilleau / Damien Skoracki
Construction décors : Moulin du Roc / Grégory Guiot
Préparation corporelle/Feldenkraïs : Kristine Aubry
Regard chorégraphique : Claire Servant
Lumen bénéficie de l'aide au projet de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, l'aide à la résidence de l'OARA (Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine), l'aide à la création de la Ville de Poitiers et de l'aide au projet du Département de la Vienne.
Co-productions : Le Moulin du Roc-Scène Nationale de Niort et Le Château-Les 4 B (Barbezieux).
Accueil en résidence : le Château-les 4B (Barbezieux), Théâtre du Cloître (Bellac), Scènes de Territoire (Bressuire)
Photos Olivier Rigaud, Éric Walther.
Vidéo : Nicolas Parrod.
Merci au centre socio-culturel la Blaiserie et à la Maison des 3 Quartiers.